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Megaptera : nouvelle implantation à La Réunion

En distance du festival marin Sud Océane, l’association Megaptera a confirmé son établissement dans l’ouverture déjà bien occupé des baleines. Entrevue avec son président fondateur, Michel Vély, qui compte sur son efficace dans l’océan Indien pour étendre l’écotourisme à La Réunion.

Après Globice, Abyss, l’Omar, voici Megaptera. Comment va se circuler la confusion entre les autres associations ?

“Bien. On se connaît tous, moi je connais bien les gens de Globice et d’Abyss. Nous parvenons avec la détermination de travailler ensemble, comme nous allons le faire avec Abyss. On n’est pas dans un business. Il n’y a pas d’esprit de compétition, mais un esprit de complémentarité. L’idée, c’est d’appuyer leur travail, de les assister s’ils ont besoin de nos données pour la recherche.


Qu’est-ce qui vous différencie ?

La touche Megaptera, c’est dix ans d’expérience dans l’écotourisme, avec divers sites, diverses approches. On a d’abord réalisé à Mayotte, aux Comores, à Madagascar, on est allé à Djibouti pour le requin-baleine, on a coopéré avec des associations aux Seychelles. Maintenant, on va travailler à Rodrigues sur un projet.

Il y a aussi cette volonté d’accompagner l’écotourisme. Je pense que maintenant c’est une vraie discussion et il y a un réel enjeu pour que l’écotourisme devienne équitable à La Réunion. Peut-être que d’autres associations ont plus envie de se concentrer sur les animaux, sur la recherche.

Nous, l’interface avec l’homme nous intéresse et on a vraiment envie d’accompagner les autorités, les acteurs du secteur pour que cette activité se passe le mieux possible. On essaie d’accompagner le “whale watching” pour le rendre durable, développer aux opérateurs, les accompagner, puisqu’on met des écovolontaires sur les bateaux. Ils expliquent au public ce que sont les baleines. L’opérateur se décharge de cette fonction de communication et c’est une espèce de troc entre l’opérateur et l’association. Les gens de l’association bénéficient de l’opérateur pour sortir en mer, travailler, observer les animaux et ça ne coûte rien puisqu’il n’y a pas d’échange d’argent.


Quelles sont les raisons de votre implantation à La Réunion ?

Certainement, en tant qu’association française, c’était inévitable de venir travailler à La Réunion. Nous voulons porter une dimension locale puisque nous avons assez de connaissances dans les îles. Nous voulons soutenir cet amour des cétacés et faire dispenser cette passion avec le plus de personnes pour redévelopper des projets régionaux au départ de La Réunion sur la conservation des cétacés, dans l’optique de défendre ce sanctuaire des baleines de l’océan Indien créé en 1979 à l’initiative des Seychelles et qu’on a tous envie de garder.”
 

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